Georges Jouvin nous a quittés, la musique populaire en deuil


Trompetiste de renommée internationale, administrateur du RACL, Georges Jouvin nous a quittés le 24 octobre.

L’éclectisme de son répertoire et sa virtuosité ont fait de lui « L’homme à la trompette d’or ». Un titre incontesté, apposé sur la plupart des pochettes de disque des années Vega et Pathé Marconi.

Mais Georges JOUVIN était aussi un homme généreux, engagé dans les combats de la profession. C’est avec une profonde tristesse que Patrick LEMAITRE, Président du RACL, salue « un être rare, un ami très cher de la communauté des auteurs, compositeurs, et éditeurs, l’un de ces frères d’armes dont le souvenir restera à jamais gravé dans nos cœurs ».

Georges fut en effet l’un des administrateurs les plus engagés de l’histoire de la Sacem dont il était vice-président, de l’IRCEC, Caisse nationale de retraite complémentaire des artistes-auteurs et tout particulièrement du régime des auteurs et compositeurs lyriques (RACL), dont il venait d’être nommé Président d’honneur.

Georges fut, bien sûr, l’un des plus célèbres trompettistes de la planète, faisant des ravages avec son orchestre jusqu’au Japon, la Russie ou l’Amérique. Le public ne s’y est pas trompé : 25 millions de disques vendus et pas moins de 5200 bals et salles de concert. « Brillant élève et lauréat du Conservatoire, comme le souligne Claude LEMESLE, administrateur du RACL, il a su populariser son instrument de prédilection en interprétant à sa manière et avec son talent unique tous les succès des années cinquante aux eighties. Nous perdons aujourd’hui un saltimbanque gentleman ».

Envie de rock, jazz, foxtrot ou de valse ? De sa trompette s’élevaient les mélodies de Oh mon papa, Le silence, La Paloma, Les larmes de la trompette, La plus belle chose au monde, Rien qu’un souvenir, Concerto pour une trompette d’or… Son public n’oubliera pas non plus les images colorées des pochettes de disques, reflets de la joie de vivre d’un artiste auquel tout semble réussir. En qualité d’auteur compositeur, Georges JOUVIN a également déposé plus de 300 œuvres à la Sacem. A écouter et réécouter (liste des œuvres ici).

En qualifiant son répertoire de musique populaire, nous pesons nos mots : Georges savait jouer cette musique « plaisir », celle qu’on aime fredonner. Tout simplement, avec le cœur.

Nous adressons une pensée émue à son épouse Jacqueline, que nous avons rencontrée à plusieurs reprises, au bras de son mari, dans les locaux de l’IRCEC.

Une messe d’hommage se tiendra à l’Église Saint-Roch à Paris, « l’église des artistes », le mardi 6 décembre à 15h30.