L’IRCEC est autonome


La Caisse nationale de retraite complémentaire obligatoire des artistes-auteurs professionnels, l’IRCEC, vient de quitter au 1er octobre 2015 le Groupe Berri dont elle était un des quatre membres.

Aux yeux de ses administrateurs, c’est une décision qui revêt « un intérêt politique majeur ». Elle est notamment motivée par l’envie de porter, auprès des pouvoirs publics, les attentes spécifiques des artistes-auteurs en matière de protection sociale.

L’IRCEC était déjà la seule caisse du Groupe Berri à ne pas relever, depuis 2004, de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAPVL). Au 1er janvier 2012, l’IRCEC s’était vue attribuer le statut de Caisse nationale de retraite complémentaire obligatoire. Et en avril de cette année, l’IRCEC se dotait de sa propre directrice, en la personne d’Angela Alves (lire en cliquant ici). En s’affranchissant aujourd’hui du Groupe Berri, l’IRCEC revendique sa reconnaissance en tant qu’entité spécifique du monde de la Sécurité sociale, au service des artistes-auteurs.


Améliorer le service aux adhérents

Depuis la création du Groupe Berri, les quatre caisses qui le composent ont évolué différemment et doivent aujourd’hui faire face à des besoins et des problématiques bien spécifiques. La mise en commun de services et de moyens ne répondait plus aux différentes professions qui le composaient. L’IRCEC peut désormais concentrer tous ses moyens et son énergie sur la défense des revendications du monde artistique et sur l’amélioration des services proposés, parmi lesquels la mise en place d’un portail adhérent avec versement des cotisations en ligne ou encore l’organisation de rencontres en région. Ce sera aussi l’occasion de renforcer le travail collaboratif avec les deux structures qui gèrent le régime d’assurance vieillesse de base des artistes-auteurs (Agessa et Maison des artistes).

Consolider la protection sociale des artistes-auteurs

L’objectif, plus large, est de conforter une protection sociale efficace des artistes-auteurs, notamment en consolidant leur retraite complémentaire obligatoire. La première étape a été franchie le 24 septembre avec le vote en CA du projet de réforme du régime de retraite complémentaire commun à tous les artistes-auteurs (RAAP), après huit mois de concertation (lire en cliquant ici).

L’IRCEC tient à rassurer ses adhérents sur le fait que son autonomie administrative ne s’accompagne d’aucune incidence, ni sur le versement des pensions, ni davantage sur la collecte des cotisations.